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Le Luxembourg ratifie la Convention
Convention du Travail Maritime, 2006 (MLC, 2006) et la
Convention
(n°185) sur les pièces d'identité des gens de mer
Ambassadeur Jean Feyder et M. Luc Derepas, Directeur Bureau des
services juridiques OIT (de g. à dr.)
GENÈVE (Nouvelles
du BIT) - Le 19 septembre 2011, le gouvernement du Luxembourg a
déposé auprès du Bureau international du Travail les instruments
de ratification de la
convention du travail maritime, 2006 (MLC, 2006) et de la
convention (nº 185) sur les pièces d’identité des gens de mer (révisée),
2003. Le Luxembourg devient le cinquième Etat membre de l'UE,
après la Bulgarie, le Danemark, l'Espagne et la Lettonie, à
ratifier la MLC, 2006, et le 22ème Etat membre de l’OIT à
ratifier la convention n° 185.
En déposant
les instruments de ratification, le Représentant permanent du
Luxembourg auprès des Nations Unies à Genève, Monsieur
l’Ambassadeur Jean Feyder, a déclaré: « Avec le dépôt de ces
instruments, le Luxembourg aura ratifié 100 conventions de l’OIT
depuis qu’il en est devenu membre en 1920, 85 de ces conventions
étant aujourd’hui en vigueur pour le Luxembourg. Nous espérons
que de nombreux autres pays ratifieront la MLC, 2006 dans un
proche avenir, afin qu’elle puisse déployer ses effets et
promouvoir des normes de qualité pour les transports maritimes
dans le monde. Cette nouvelle convention constitue le quatrième
pilier de la réglementation maritime internationale, avec les
conventions SOLAS, MARPOL et STCW. Elle a une portée mondiale et
offre des règles du jeu égales pour tous les armateurs afin que
tous les secteurs des transports maritimes internationaux
puissent travailler et prospérer ensemble. Les navires marchands
qui se déplacent à travers le monde ne seront plus confrontés à
des normes différentes et à des interprétations ambiguës de
celles-ci en passant d’un port à l’autre et d’une juridiction à
une autre. Il est permis de dire que la MLC, 2006 est l’une des
conventions les plus ambitieuses qui ait jamais été adoptée,
elle répond à la réalité des conditions de travail à bord d’un
navire du 21ème siècle. »
En se
félicitant de la ratification de ces deux conventions par le
Luxembourg, la directrice du Département des normes
internationales du travail, Mme Doumbia-Henry, a déclaré : « La
ratification de la MLC, 2006, et de la convention n° 185 par le
Luxembourg reflète l'engagement de longue date de ce pays en
faveur de transports maritimes de qualité et sa détermination à
offrir des conditions de travail et de vie décentes aux
personnes employées à bord de ses navires, y compris la
protection adéquate du droit des gens de mer à bénéficier d’une
permission à terre. Le Luxembourg, qui a joué un rôle actif dans
les négociations ayant conduit à l'adoption de la MLC, 2006,
devient le cinquième Etat membre de l'UE à donner suite à la
décision de 2007 du Conseil de l'UE autorisant les Etats membres
à ratifier la MLC, 2006, dans l'intérêt de la Communauté
européenne. Cette ratification envoie un message opportun aux 22
autres Etats membres de l'UE, en soulignant qu’il est nécessaire
d’agir rapidement pour permettre aux gens de mer à travers le
monde de bénéficier de cette Charte des droits et aux armateurs
d’être soumis à des règles du jeu égales pour tous. »
Depuis les
années 1990, le Luxembourg a élargi sa flotte, 241 navires étant
actuellement immatriculés au registre public maritime
luxembourgeois. La flotte est diversifiée, avec une
prépondérance des dragueurs, des remorqueurs et des navires de
ravitaillement.
La
ratification de la MLC, 2006, par le Luxembourg porte à 19 le
nombre d’Etats membres de l'OIT – représentant plus de 54 pour
cent du tonnage brut mondial des navires – qui sont désormais
partie à cette importante convention, laquelle fixe des normes
minimales pour assurer des conditions de travail décentes aux
gens de mer à travers le monde. Il est prévu que les 11 autres
ratifications soient enregistrées avant la fin de l’année 2011,
ce qui permettrait l’entrée en vigueur de la MLC, 2006, en 2012.
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